Comment gérer la peur de l'inconnu en voyage

Comment gérer la peur de l’inconnu en voyage ?

Le voyage commence dans les rêves qu’on refuse d’abandonner.

Parfois, ce qui nous fait peur dans un voyage n’est pas le voyage lui-même.

Ce n’est pas forcément l’avion.

Ni le train.

Ni même la destination.

C’est tout ce que nous ne connaissons pas encore.

Les questions commencent alors à apparaître :

  • Comment vais-je me sentir sur place ?
  • Et si je me perdais ?
  • Et si quelque chose ne se passait pas comme prévu ?
  • Et si je n’arrivais pas à m’adapter ?

Lorsque l’on y regarde de plus près, beaucoup de peurs liées au voyage ont un point commun :

La bonne nouvelle, c’est que cette peur est parfaitement normale.

Et surtout, il est possible d’apprendre à vivre avec elle sans qu’elle nous empêche de partir.

Peur de l’inconnu en voyage? Pourquoi?

Notre cerveau aime les repères.

Il aime savoir :

  • où nous allons ;
  • ce qui va se passer ;
  • comment réagir.

Lorsque nous faisons face à quelque chose de nouveau, il perd une partie de ses certitudes.

Pour nous protéger, il commence alors à imaginer différents scénarios.

Malheureusement, il privilégie souvent les plus inquiétants.

Ce mécanisme est ancien.

Il ne cherche pas à nous empêcher d’être heureux.

Il cherche simplement à nous maintenir en sécurité.

Le problème n’est pas l’inconnu lui-même

Lorsque nous avons peur, nous pensons souvent :

Mais la réalité est plus complexe.

Car même lorsque nous obtenons davantage d’informations, une part d’incertitude demeure toujours.

Le véritable défi n’est donc pas de supprimer l’inconnu.

Le défi est d’apprendre à le tolérer.

L’inconnu paraît souvent plus dangereux qu’il ne l’est

Lorsque nous ne connaissons pas encore une situation, notre imagination complète les espaces vides.

Et l’anxiété aime particulièrement remplir ces vides avec des inquiétudes.

Pourtant, combien de fois as-tu déjà vécu ceci ?

Tu redoutais une situation.

Puis une fois sur place, tu t’es aperçu(e) qu’elle était beaucoup moins difficile que ce que tu avais imaginé.

C’est souvent ce qui se produit avec le voyage.

Préparer ce qui peut l’être

Accepter l’inconnu ne signifie pas partir sans préparation.

Au contraire.

Une préparation raisonnable permet souvent de réduire le sentiment d’insécurité.

Tu peux par exemple :

  • préparer ton itinéraire d’arrivée ;
  • noter les informations importantes ;
  • prévoir un plan B ;
  • te renseigner sur ta destination.

L’objectif n’est pas de tout contrôler.

L’objectif est de créer quelques points d’appui rassurants.

Accepter que tout ne puisse pas être prévu

C’est souvent l’étape la plus difficile.

Nous aimerions savoir :

  • comment nous nous sentirons ;
  • quelles rencontres nous ferons ;
  • quels imprévus pourraient survenir.

Mais aucune préparation ne peut répondre à toutes ces questions.

Et c’est aussi ce qui rend le voyage unique.

Une partie de la beauté du voyage réside justement dans ce qui n’était pas prévu.

Fais confiance à ta capacité d’adaptation

Lorsque nous avons peur de l’inconnu, nous sous-estimons souvent une chose essentielle :

notre capacité à nous adapter.

Pourtant, dans ta vie, tu as déjà traversé :

  • des changements ;
  • des situations nouvelles ;
  • des périodes d’incertitude.

Et tu as trouvé des solutions.

Le voyage ne te demande pas de tout savoir à l’avance.

Il te demande simplement de faire confiance à ta capacité à gérer ce qui se présentera.

Commence par de petits inconnus

Tu n’as pas besoin de te confronter immédiatement à quelque chose qui te semble immense.

Tu peux entraîner ta confiance progressivement.

Par exemple :

  • visiter un nouvel endroit près de chez toi ;
  • partir un week-end ;
  • essayer une activité inconnue ;
  • explorer seul(e) un lieu que tu ne connais pas.

Chaque petite expérience envoie un message rassurant à ton cerveau :

Remplace la question « Et si tout se passait mal ? »

L’anxiété pose souvent cette question :

Essaie d’en poser une autre :

Pas parfaitement.

Pas merveilleusement.

Simplement suffisamment bien pour vivre une belle expérience.

Cette simple nuance peut parfois changer notre regard sur l’inconnu.

L’inconnu est aussi l’endroit où naissent les plus beaux souvenirs

Les moments dont nous nous souvenons le plus ne sont pas toujours ceux que nous avions prévus.

Ce sont souvent :

  • une rencontre inattendue ;
  • un paysage découvert par hasard ;
  • une conversation imprévue ;
  • un détour non programmé.

Autrement dit, ce sont souvent les parties inconnues du voyage qui deviennent les plus précieuses.

Conclusion

La peur de l’inconnu est profondément humaine.

Elle ne signifie pas que tu n’es pas fait(e) pour voyager.

Elle signifie simplement que tu t’apprêtes à sortir de ce qui t’est familier.

Et c’est précisément là que commencent les découvertes.

Tu n’as pas besoin de faire disparaître complètement cette peur pour avancer.

Tu peux apprendre à lui faire un peu moins de place et à faire davantage confiance à ta capacité d’adaptation.

Et si tu as tendance à imaginer tous les scénarios possibles avant un départ, je t’invite à lire :

Comment arrêter de penser au pire avant un voyage ?

Tu y découvriras des outils concrets pour prendre du recul face aux inquiétudes et retrouver davantage de sérénité avant de partir.

Pour aller plus loin

Si tu rêves de voyager mais que tout en toi hésite encore, j’ai créé un guide pensé pour les personnes sensibles qui ont peur de se lancer.

« Oser voyager quand tout en soi hésite »
Le guide tout en douceur pour passer du rêve au premier pas.

Le voyage commence dans les rêves qu’on refuse d’abandonner

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